La France, redevenue en 2009 le premier producteur mondial de vin, reste à la peine sur le marché mondial en raison de ses difficultés à s'adapter aux goûts des consommateurs.
En quête de compétitivité
La crise mondiale a pesé sur le marché. La production mondiale 2009 (268millions d'hectolitres) devrait rester quasiment stable par rapport à la saison précédente mais la consommation devrait, elle, continuer à chuter. Une situation tendue qui oblige les pays producteurs à être de plus en plus compétitifs avec des prix à la baisse. Pour remonter la pente, le ministre de l'Agriculture a promis la création d'un fonds pour promouvoir les vins français, une mesure qui doit s'accompagner d'une réorganisation de la profession pour mieux défendre ses intérêts. Signe de ce malaise de la filière, plusieurs milliers de viticulteurs ont manifesté mercredi à Montpellier leur désarroi face à la crise qui touche leur secteur et ont demandé des aides alors que leurs revenus sont en chute libre.
En repli outre-Manche
En réponse à ces manifestations, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a encouragé hier les viticulteurs du Languedoc-Roussillon, première région viticole française, à conquérir des parts de marché à l'export. Il a cité l'exemple de la Grande-Bretagne, longtemps principal marché pour la France mais sur lequel la production hexagonale est désormais en perte de vitesse. En 2004-2005, la Grande-Bretagne représentait 22% des exportations françaises, et en 2008-2009 elles sont retombées à 18%.


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